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Figurine Historex 54 mm

Trois régiments d'éclaireurs ont existé, mais seul le second nous intéresse ici. En effet, les hommes du 2" régiment d'éclaireurs portaient un uniforme assez particulier qui les distingue facilement des autres cavaliers de l'Empire. Notons à ce sujet que la plupart des ouvrages consacrés aux armées napoléoniennes et plus particulièrement aux lanciers, attribuent au 2" régiment d'éclaireurs un uniforme différent en plusieurs points des données Historex.
Or, c'est bien ce dernier qui est exact car, renseignements pris, nous avons pu nous convaincre de la rigoureuse exactitude et du sérieux des travaux de M. Leliepvre, auteur des notices Historex.
Faisons maintenant un peu d'Histoire. Le régiment fut formé, par décret impérial, en date du 9 décembre 1813, de quatre escadrons de deux cent cinquante hommes. Pour cela on devait recruter un millier de postillons, mais en fait si quelques-uns furent effectivement enrôlés, le gros du régiment était constitué par des dragons de la Garde, surtout pour l'encadrement, et d'hommes des 20e dragons de ligne, 3e et 7e lanciers. Détail important, la remonte des éclaireurs fut en grande partie formée de chevaux camarguais.
Le 2e régiment d'éclaireurs appartenait à la Jeune Garde (les cadres issus de la Garde conservant leur titre de Vieille Garde) et était affecté aux Dragons de l'Impératrice. Il prit part aux mêmes combats au cours de la bataille de France de 1814 : Brienne, Champaubert, Mon tmirail, Château-Thierry, Vauchamps, Montereau, Reims, Craonne, Arcis-sur-Aube et SaintDizier, autant de lieux où les soldats français firent payer cher aux troupes alliées l'occupation de notre sol. Pour leur part, les éclaireurs dragons accomplirent aussi leur tâche de reconnaissance et lorsqu'on sait combien fut riche en manœuvres les quelques mois de la campagne de France, on peut écrire qu'ils appartiennent malgré leur brève carrière aux meilleures troupes de l'Empire.

Il est presque inutile de souligner la perfection des figurines Historex et notre propos n'est pas d'énumérer ce que nous indiquent déjà les croquis et textes de M. Leliepvre, mais plutôt d'insister sur quelques détails et donner quelques précisions supplémentaires.

Ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, la plupart des montures des éclaireurs étaient des chevaux originaires de la Camargue: cela implique de petits chevaux (ne dépassant pas dans la réalité, 1,40 m) ce qui est bien, car les chevaux Historex sont un peu petits par rapport aux soldats et évidemment la couleur de leur robe doit être gris-blanc, les crins de même.
Dans le cas où l'on monte plusieurs éclaireurs, il faut essayer de varier un peu les robes des chevaux, afin d'éviter une trop grande uniformité : l'une plus claire, l'autre plus grise, quelques petites taches grises ou des pommelures, des crins plus jaunes, etc. Ne pas hésiter non plus à épaissir et fournir un peu plus ces derniers, les chevaux camarguais ayant crinière et queue fournies. La selle est réduite à sa plus simple expression : pas de schabraque pour la troupe.

Il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agissait de cavaliers légers, rapides, et qu'à l'époque on se souciait beaucoup plus de défendre le sol que de parader en pays conquis! L'éclaireur, quant à lui, portait un habit-veste que l'on retrouve chez les chasseurs à cheval de la ligne. On peut lui donner un pantalon de cheval, renforcé de cuir (intérieur des jambes et bas) et boutonné de haut en bas. Sa couleur est grise. Ce pantalon fait partie de l'importante disponibilité en pièces détachées Historex (numéro de référence: 174). Le shako était très particulier et sans doute le plus sujet à discussion. Tous les ouvrages modernes indiquent qu'il était cylindrique, orné d'une cocarde surmontée d'une ganse et d'un pompon demi-sphérique. En fait, c’est le shako que portaient les hussards à la même époque. Or, il n'en est rien : il s'agit bien d'un shako tronconique tel que l'indiquent les ouvrages et croquis de l'époque et Historex. Le pompon est sphérique et à la couleur de l'escadron. Le cordon est noué devant et derrière le cou, seulement pour les officiers, la troupe le portant comme le représentent très bien les croquis Historex. Enfin, l'armement : les éclaireurs étaient partagés pour une moitié en lanciers et pour l'autre en carabiniers. Tous ont deux pistolets modèle an XIII et le sabre de cavalerie légère dit "à la chasseur", modèle an IX. Les lanciers portaient la lance de 1812, longue de 2,75 m, arme redoutable dans les mains d'un soldat habile et décidé, mais encombrante dans les corps à corps. En fait, elle était utilisée surtout pour le choc dans la charge. Pas de flamme pour les éclaireurs et à ce sujet, notons que la flamme avait une fonction décorative et était censée effrayer les chevaux de l'ennemi. Or, au combat, point de parade et quant à émouvoir les chevaux, la canonnade, les cris et autres fracas de la bataille y suffisaient. Gênante également dans la charge (et d'après les écrits d'un général de cavalerie : prenant le vent, la flamme courbait la lance, faussant ainsi le coup); la flamme était le plus souvent roulée et recouverte d'un manchon imperméable ou tout simplement enlevée. Il semble donc que les éclaireurs n'en avaient pas.

Les carabiniers sont équipés du mousqueton de cavalerie modèle an IX, commun à toute la cavalerie légère. Le mousqueton, tout comme le ou les pistolets, sont fixés à une banderole large portée sur la banderole plus étroite de la giberne. Un gros bouton de cuivre les maintenant toutes les deux.
Notre éclaireur-dragon porte l'uniforme que nous venons de décrire : pas de plumet au shako, seulement le pompon à la couleur de l'escadron (bleu céleste dans ce cas pour le deuxième escadron). Nous avons complété l'équipement par une lourde besace tenue par une cordelette nouée autour du buste, un lapin mort et une gamelle pour le faire cuire au prochain bivouac... Ces trois dernières pièces proviennent de la pochette "troupe en marche" et de la grappe « équipement de campagne pour infanterie ». Le cheval est bai, afin de faire une exception confirmant la règle, tous les chevaux camarguais n'étant pas du reste obligatoirement de robe grise.
Quant au trompette, seul diffère l'habit, qui est bleu céleste, le collet et les parements bordés de galon aurore. Le cordon de la trompette est tressé vert et aurore. La robe du cheval est gris sale.

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Article de Alain Verwicht
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